https://www.onf.ca/selections/projet-5-courts-3e-edition/lecture/#5
Appréciation d'un court-métrage
Titre du film: La charge mentale pour les nuls
Genre: Documentaire «expérientiel»
Année: 2018
Réalisatrice : Jessy Poulin
Résumé du film:
Ce film ne respecte pas vraiment le schéma narratif classique de «situation initiale», «élément déclencheur», «situation finale». C'est plutôt un dénoncement d'un phénomène : le surmenage.
Au début, nous sommes introduit aux quatre personnages, quatres femmes québécoises. Celles-ci nous sont introduites comme des incarcérés. En voix-off, nous avons accès à leurs pensées intérieures. Les quatres femmes nous font part de leurs craintes, de leurs préoccupations, bref, à quoi ils pensent chaque jour.
Nous sommes ensuite plongés dans de très courtes scènes de leur vie quotidienne. La voix-off continue de se plaindre, chaque personnage parlant. Toutes les voix se superposent.
Ensuite tout explose : les femmes sont en train de détruire ce qu'il y a en avant d'eux.
C'est alors la fin du film.
Acteur, actrice et Personnages principaux:
- Marie-Claude Beauchemin, technicienne. 40 ans. Elle a 2 enfants.
- Madelaine Lamoureux, conseillère. 65 ans. Elle a 2 enfants
- Lina Dallaire, entrepreneure. 46 ans. Elle a 3 enfants
- Chantale Girard, professeure. 54 ans. Elle a 1 enfant.
La relation entre ces 4 personnages est le fait que les 4 sont des Abitibiennes qui en font trop. Les quatre personnages sont épuisées, se plaignent de leur cause. On a une vue de leur vie quotidienne, en entendant leurs pensées intérieures, leurs plaintes.
Direction photo:
La majorité de la vidéo est filmée en noir et blanc, mais à quelques moments, en plongeant dans une section de la vie quotidienne de chacune de ces personnages, la scène est en couleur. Le tout est filmé avec un éclairage direct.
Au début, c'est un cadrage horizontal où l'on est présenté aux quatres personnages de la vidéo. Ceux-ci nous sont introduits comme s'ils prenaient une photo en prison, avant d'être incarcérés. C'est donc une prise de vue frontale, en noir et blanc.
Puis, une très courte séquence est filmé en suivant les mouvements d'un des personnages dans la maison (dans le but de nous donner un apercu de la vie quotidienne de ce personnage). Celle-ci est filmée en couleur et proche du sujet (du personnage) comme le ferait une caméra de télé-réalité. On alterne alors de cette scène au décor noir et blanc du personnage debout (comme en prison).
Le cadrage du film continue ainsi, avec l'alternance de la scène de la vie quotidienne de chacun des personnages et de ce même personnage dans le décor noir et blanc faisant face à la caméra.
Musique et son:
Au début du film, on entend l'aiguille de l'horloge qui bouge, le temps qui passe lentement, seconde par seconde. Puis une musique mouvementée se fait entendre, accompagnée du son d'une horloge en accéléré (le temps qui passe très vite). Ce même son reste tout le long du film, agit comme musique de fond. Puis, il y a le son du temps qui retourne. Bref, tout le montage sonore repose sur le temps qui passe et tourne autour de l'horloge, de la cloche qui sonne, etc.
Ce qui est intéressant dans le montage sonore, c'est la superposition des voix des quatre personnages qui se plaignent de leur sort. Cette superposition alimente une atmosphère d'intensité.
De plus, la totalité des mots dits sont en voix-off, sauf pour une scène (où le personnage est dans son quotidien et appelle son fils pour partir de la maison).
Montage:
Au début, les plans changent grâce à le flash de la caméra, qui suggère qu'une photo est prise. C'est ainsi que nous sommes introduits aux quatres personnages du court-métrage.
Pour le reste du film, les plans alternent sans transition, mais dans un ordre qui nous permet de comprendre l'intrigue du film.
Direction artistique:
Pour les costumes, les quatres personnages sont habillés normalement, comme au quotidien.
Il n'y a pas vraiment de décor spécifique, car la majorité du court-métrage a lieu dans une pièce vacante, en noir et blanc, sans objet présent. Par contre, à moment donné, on se retrouve dans la maison d'un des personnages, et dans un bureau. Je ne crois cependant pas que ce soient des décors, mais une place réelle (la maison réelle du personnage) puisque les personnages sont en fait des vraies femmes et le film est un documentaire sur leur quotidien.
Analyse d’une scène
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Quelle est l’idée centrale de la scène?
On est introduit aux quatres personnages du court-métrage. Chaque personnage est présenté comme étant un incarcéré et une voix-off de chaque personnage nous fait part de leurs craintes, de leurs pensées intérieurs alors qu'ils sont silencieux à fixer la caméra.
Quelle est son importance dans l’histoire?
C'est l'introduction au court-métrage. Non seulement ca, mais grâce à cette scène, on peut comprendre chaque personnage et se familiariser avec chacune des femmes qui nous sont présentées.
Comment la séquence est-elle filmée et quelles sont les plans utilisés? Comment est le jeu ou l’expression des personnages ou des acteurs et le texte des dialogues?
La séquence est filmé de prise de vue frontale. On passe d'un plan d'ensemble au début lorsque toutes les femmes sont debout devant la caméra à un plan rapproché de chaque personnage, un à un. Puis, il y a un plan américain de ces mêmes personnages alors que leur monologue à voix-off continue.
Le jeu des personnages repose surtout sur le ton de leur voix puisqu'ils ne bougent pas vraiment. Leur voix sonne fatiguée, tannée. Ils parlent de leurs craintes, de leurs pensées. Leur expression faciale joue aussi un grand rôle : les quatres femmes ont l'air renfrogné, triste.
Comment est l’éclairage et le décor?
Il y a zéro décor sur la scène. L'éclairage est direct, diffus. Le tout est filmé en noir et blanc.
Pourquoi les techniques précédentes sont-elles utilisées par le réalisateur? Quels étaient les effets recherchés?
Je crois qu'il n'y a pas vraiment d'atouts ou de décors sur scène pour qu'on se concentre vraiment sur l'énergie de chaque personnage, sur leurs paroles et leurs expressions. En effet, le but de ce court-métrage est de dénoncer un problème pourtant crucial : le surmenage. C'est voulu qu'il n'y ait rien sur scène pour qu'on apercoive vraiment la fatigue intense dans les yeux de chaque personnage.
Quelles sont tes impressions générales de la scène?
J'ai beaucoup aimé cette scène, particulièrement pour l'originalité dont a fait preuve la réasilatrice en nous introduisant chaque personnage comme des incarcérés. Je crois que c'est très représentatif de leur situation, car ils sont emprisonnés par leur quotidien, leurs tâches, leurs responsabilités.
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